Douglas; un grand projet de développement
Écrit par Laurent Dugas et Catherine Girardin   

Douglas, une grande institution internationale en santé mentale, entreprend des grands travaux

   Cette institution est sur le territoire de Verdun depuis plus de 125 ans. C'est un immense territoire avec plus de 35 bâtiments. C'est un centre de recherche, de soins et d'enseignement de l'Université Mc Gill.

   Ce centre est connu mondialement dans le domaine de la santé mentale et on vient de partout pour y faire de la recherche.

   Douglas comme toutes les grandes institutions internationales a besoin de se développer pour mieux répondre aux besoins de la recherche, de ses patients et de ses étudiants.

   L'institution a présenté récemment un plan de développement faisant partie de son plan stratégique 2006-2010.

   Il y a quelques années, il était question de rue ou de développement résidentiel sur une partie des terrains de Douglas. L'administration Bossé a écouté les citoyens en consultation et tous ont convenu de ne pas procéder.

   On parle aujourd'hui de soins, on parle d'un hôpital universitaire en santé mentale qui veut se développer pour mieux répondre aux besoins d'aujourd'hui.

   On pense aujourd'hui à l'avenir, aux soins pour demain et à la nécessaire recherche en santé mentale qu'il faut faire parce que demain sera fait d'une société qui sera de plus en plus affectée par des problèmes de santé mentale. On a quà penser au développement de l'Alzeimer pour comprendre qu'il faut accélérer les recherches à ce niveau.

   Le développement de Douglas, c'est le développemnt de Verdun parce qu'un très grand nombre de personnes qui y travaillent sont des gens de Verdun. 

   La suite de ce texte a été préparée en collaboration avec Catherine Girardin, agente d'information au Centre Douglas.

 

Le Douglas se tourne vers l’avenir

   Depuis quelques années, l’Institut Douglas réfléchit à l’avenir de ses infrastructures qui ont été construites à l’époque où l’on envoyait les personnes souffrant de problèmes de santé mentale à l’asile pendant de très longs séjours, voire des années.  Aujourd’hui, ces installations ne correspondent plus aux besoins de la psychiatrie moderne, en plus d’avoir un impact majeur sur la santé et le rétablissement des patients, sur la qualité du travail des employés et sur notre capacité à réaliser notre mandat d’institut universitaire, soit de prodiguer des soins, de faire de la recherche de pointe et d’enseigner.  

Asile à institut

   Plus de 60 % des bâtiments de l’Institut ont été construits entre 1881 et 1940, alors qu’il portait le nom du Verdun Protestant Hospital for the Insane et que la pratique courante était de garder à l’asile les personnes souffrant de maladies mentales. En 1966, 1 840 patients étaient hospitalisés au Douglas alors qu’aujourd’hui, l’Institut compte 9 000 patients suivis en externe et moins de 240 lits d’hospitalisation qui sont occupés, temporairement, par des personnes ayant besoin de soins pointus, avant de retourner chez eux. En effet, les progrès réalisés en médecine et dans les méthodes d’intervention permettent aujourd’hui aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale de se rétablir, de contribuer à la société et de se réaliser. 

    Le Douglas compte 33 bâtiments, dispersés sur 165 acres de terrain. Certains pavillons sont reliés au système de tunnels de 1,2 Km.

   L’espace actuel donne lieu à des situations qui sont loin d’être idéales pour les patients, alors que 56 % d’entre eux doivent partager leur chambre – la plupart du temps avec deux autres personnes – 92 % n’ont pas de salle de bain privée et 100 % utilisent une douche commune. Il arrive même que les conditions obligent jusqu’à 15 patients à partager une seule douche, ce qui est d’autant plus inadmissible que les patients hospitalisés à l’Institut y restent en moyenne pour près de 3 mois.

   En deux mots, la vétusté et l’inadéquation des espaces affectent gravement la confidentialité ainsi que la dignité et l’intimité des patients, une situation inacceptable que l’on ne devrait plus retrouver en 2009, autant dans le milieu de la santé mentale que dans toute institution. De plus, les activités de recherche et d’enseignement sont parties intégrantes du Douglas. Depuis 30 ans, le Centre de recherche s’est taillé une réputation internationale et le nombre de chercheurs qui oeuvrent en santé mentale dans le monde augmente très rapidement. Au fil des ans, des anciens édifices destinés à héberger des personnes ont été convertis en laboratoires de recherche. Aujourd’hui, la vétusté de ces édifices ne nous permet pratiquement aucun développement alors que nos besoins en superficie de recherche ne cessent de croître.  Aussi, la situation actuelle de nos installations rend difficile – et souvent impossible – l’intégration de nos mandats. En effet, souvent par manque d’espace, les activités de la recherche se retrouvent loin des milieux cliniques ou d’enseignement, une situation qui ne permet pas une collaboration étroite, qui est pourtant nécessaire dans le contexte d’un institut universitaire.

Un pas de plus vers l’avenir

    Le Douglas s’est lancé dans un projet de renouvellement de ses infrastructures avec pour idée maîtresse le bien être du patient. Le nouvel Institut Douglas bénéficiera à l’ensemble des usagers – et des travailleurs – du système de santé mentale au Québec.  Depuis ses premiers pas, le projet a été reçu avec optimisme par des employés du Douglas, des patients et des représentants de patients, et de groupes communautaires en santé mentale et les membres de notre conseil d’administration. Nous avons également reçu de bons commentaires de l’Agence de la Santé et des Services sociaux de Montréal (ASSS) et du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Le 20 mai dernier, le Conseil d’administration de l’Institut Douglas a donné son appui au projet, qui fut ensuite soumis à l’ASSS afin de recevoir l’approbation pour la prochaine étape, soit l’élaboration du programme fonctionnel et technique (PFT) qui présentera plus en profondeur les objectifs et les détails du projet.